Première balade !

Samedi 3 juin, 10h. Pas très chaud, la pluie est annoncée. Mais nous sommes 15 pour une première balade à travers le faubourg durant deux heures !

De la place Wattignies aux aménagements des bords de Loire, beaucoup d’échanges, de constats, d’urgences, de solutions simples à mettre en place rapidement. De belles rencontres aussi avec les habitants. Et enfin, la découverte d’un passage secret et étonnant qui donne tout son charme et tout son sens au faubourg.

Au bout de 2 heures de déambulation se dégage chez les promeneurs-citoyens une certaine fierté pour leur quartier et le désir de « faire », de l’améliorer en respectant son identité. Pour cela il faut que tout le monde s’engage !

 

Découvrez le parcours et la balade en images :

 

Place Wattignies : tout est à faire et c’est bien ! 

Avant d’arriver place Wattignies… Une première interrogation sur les ateliers, en face du Wattignies Social Club, appartenant à l’entreprise Guillouard et mis en vente. Qu’est-ce qu’on va en faire ?  Nantes métropole peut-elle acheter grâce à la SAMOA ? L’idée de halles pour un marché couvert trotte dans la tête des promeneurs qui se font promoteurs !

Sur la place, de nombreuses réactions sur le jardin partagé qu’il faut développer. Surtout, cette place n’est pas utilisée. On ne la voit pas et on n’y va pas. Elle est souvent mal fréquentée. C’est un problème pour les habitants autour, notamment les personnes de l’immeuble de Nantes Habitat. C’est une place importante aussi par sa taille. Il faut dégager les bosquets, l’ouvrir, redonner envie à chacun d’y venir. C’est un endroit idéal pour redonner plus largement vie au Faubourg.

 

Un quartier mal découpé

De la place Wattignies, nous suivons les « parcours des assistantes maternelles » vers l’école puis le collège. On se rend compte que le quartier est coupé par de grandes rues transversales d’Est en Ouest : Gustave Roch et Babin Chevaye. Il faut recréer des parcours plus verts et plus sûrs entre le Nord et le Sud.

Au niveau de Gustave Roch, il y a pas mal d’idées. Des choses à faire devant l’école mais aussi devant l’église pour mieux se parler, se rencontrer, mieux vivre ensemble, avec un peu moins de voitures le dimanche !

Devant la crèche, au carrefour de la rue Nizan et Mériadec, il existe ici un croisement un peu « bordélique » et du mobilier urbain à refaire. La rue Nizan est agréable, malgré les quelques conflits qui existent. Il faut continuer de l’investir, l’aménager, la faire vivre pour les habitants comme pour les usagers quotidiens qui travaillent dans le faubourg…. On l’aime bien cette rue, avec son côté « Berlin sur Loire » ! 

 

Des rencontres

Devant la halte de nuit, on évoque les nuisances, la situation des personnes qui bénéficient de ce refuge et le travail de l’association Les Eaux vives. Il existe des solutions simples pour amoindrir dans l’immédiat les problèmes. Ces solutions viennent de Medhi, un habitué de la galère mais aussi des lieux. Il sait les problèmes de chacun et les comprends. Il est positif. Lui aussi a envie de trouver des solutions. Cette rencontre fait du bien à tout le monde. On reverra Medhi et on travaillera avec lui.

Nous rencontrons Madame LADINH, habitante depuis 1987, qui a fait de sa venelle et du petit espace vert en bas de l’église Sainte Madeleine, un jardin extraordinaire, avec des plantes asiatiques et aromatiques. Elle aussi a envie de faire des choses pour le quartier et surtout dans la rue Grande Biesse. Il est vrai que l’endroit est génial pour faire le lien entre Grande et Petite Biesse, entre le Nord et le Sud du Faubourg. Sauver les pas-de-porte, animer la rue, travailler avec les commerçants… il y a de l’ouvrage !

 

« Bobo et prolo »

Le faubourg est un quartier mélangé entre « bobo et prolo, galériens, collégiens, usagers, et employés aux alentours ». Rue de la Tour d’Auvergne, de nouvelles entreprises s’installent non loin des aménagements du bord de Loire. 7 Millions d’euros sont investis du quai François Mitterrand jusqu’au quai Dumont d’Urville. Cet aménagement se termine en 2018 et va attirer beaucoup de monde. Il faut que le reste du quartier en profite sans le dénaturer. « Pas question de mettre les bobos au nord et les prolos au sud ! »

 

Un passage secret

Peu de gens connaissent ce passage. Des escaliers descendent depuis Gustave Roch et nous emmène à l’arrière des maisons de la Rue Petite Biesse. Le passage se rétrécit et donne l’impression ne pas être à Nantes mais dans une ville féodale. On ressort rue Petite Biesse par un étroit passage…surprenant… ici c’est vraiment un faubourg ! Ce passage n’a pas de nom. Est-ce public ou privé ? Est-ce la rue la plus étroite de Nantes !?

 

 

 

De retour au Wattignies Social Club…

        

Y’a du désir !

Après deux heures de balade, retour au Wattignies social Club. La première réaction est un sentiment de fierté pour son quartier, avec l’envie de le valoriser, de faire des T-shirt « J’aime le faubourg » ! On lâche aussi le mot « bobo » … un mot facile qu’on met sur n’importe quoi. Mais ce n’est pas toujours un reproche, c’est une façon de dire que le quartier change, c’est aussi une façon d’alerter sur ce qu’il va devenir. L’important est qu’il y a aujourd’hui du désir pour ce quartier.

 

 Y’a plus qu’à ! 

Stéphane Juguet rappelle le contexte et les parties prenantes : une Agence privée, « What Time Is I.T. » avec ses locaux le «Wattignies Social Club », mandatée par la SAMOA pour le projet Ilotopia et les habitants. Dans ce trio, tout le monde doit s’engager dans la démarche. « On va apprendre en avançant ». Ce qui est certain c’est que cela pose autant de droits que d’obligations ! Rien se ne fera si chacun ne s’engage pas ! C’est une prise de risque pour tout le monde.

« Il ne s’agit pas d’inventer une vie qui va avec les aménagements, mais l’inverse : inventer des aménagements qui vont avec la vie des gens du Faubourg ». Il va donc falloir les faire, quitte à mettre à disposition des habitants une enveloppe financière pour concevoir les premiers prototypes d’aménagements. C’est essentiel pour donner de la valeur à la démarche et au faubourg, une valeur qui n’est pas que financière…

 

 

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