Détour par le quartier des Olivettes !

Samedi 7 juin, de 10h à 12h, 25 personnes se joignent à la balade d’Ilotopia pour découvrir le « faubourg frère », celui des Olivettes, de l’autre côté de la Loire, forts d’une même histoire militante qui enjambe le fleuve. Cette balade urbaine « hors-les-murs » permet de découvrir comment a évolué ce quartier et mieux comprendre comment faire évoluer le nôtre !

Nous remercions les personnes rencontrées au fur et à mesure de notre balade pour leur témoignage   :
Pierrick Beillevaire, Agence In Situ
Jean Marie Duluard, de Nantes Aménagement
Alain Bertrand, de la Samoa
Christelle, Directrice du 24bis, accueil d’urgence
Myriam, ancienne élue de Nantes, investie dans l’histoire du quartier
Noel, membre actif de la maison de quartier

 

 

De 2000 à 7000 habitants

L’aménagement des Olivettes  a débuté il y a 25 ans. Voué à être rasé avec le déplacement du MIN (Marché d’Intérêt National), il est sauvé à la fin des années 80 par la nouvelle équipe municipale qui décide de l’aménager à travers une ZAC (Zone d’Aménagement Concerté). La population est passée de 2000 à 7000 habitants, gardant une mixité sociale, même si l’arrivée de nouveaux habitants a pu parfois faire monter les prix du m2 dans les ruelles et les rares et petits espaces publics des Olivettes.

 

Pont et point commun !

Une ancienne usine, un esprit village, des hébergements d’urgence, des petits espaces publics… il existe des points communs. Surtout les deux faubourgs sont liés par une histoire singulière, celle d’un homme : Aimé Delrue, un personnage joviale et généreux. Connu pour avoir été à l’initiative du carnaval de Nantes dans l’entre-deux-guerres et de la fête du Lait de Mai dans les années 30, il est d’abord un militant du faubourg et le créateur (et Président) de la « République des Ponts » qui rassemblait les deux faubourgs autour de la ligne des ponts.  Ce fut une République fantoche mais elle montre la forte culture militante et associative présente depuis plus d’un siècle autour de la ligne des ponts. Autant cette culture de l’autonomie a perduré dans le quartier des Olivettes avec 72 associations actuellement, autant elle s’est amoindrie dans notre faubourg.

Militante, solidaire et autonome

Cet état d’esprit militant et collégial s’exprime par un important tissu associatif (Fédération des Amicales Laïques, bagagerie associative…) mais aussi à travers ces arrière-cours transformées en « co-working » (bureau partagé), en tiers-lieu artistique (Pol’n), sans oublier cette maison « du » quartier qui revendique son « droit à l’indépendance ». Cet état d’esprit a aussi permis de défendre le quartier contre une gentrification excessive et permet de faire coexister des mondes, des activités et des cultures différentes. Entre sœur Bernadette et les syndicalistes de l’ancien café « la Poule Noire », l’esprit des Olivettes résulte de cette coexistence harmonieuse et active !

 

Agir plus vite

Conclusion, pour agir il faut une volonté politique, une culture militante organisée et variée, une volonté de faire ensemble et un bon sens de l’autonomie. C’est sans doute ce qui permet aux Olivettes de garder son « identité insulaire » (l’île Gloriette) et cet esprit village. Par contre, il aura fallu 25 ans pour impulser cette dynamique. L’époque a changé : contraintes budgétaires, individualisme… Comment faire ? Le pari d’Ilotopia : s’appuyer sur les imaginaires et les énergies citoyennes, prototyper pour tester et passer du « dire » au « faire »… Avec Ilotopia, y’a plus qu’a !

 

 

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