Ilotopia « porte ses fruits » : une serre dans le Faubourg !

Une réunion publique s’est tenue le 7 juin à 18h : 25 personnes, 1h00 d’échange et un résultat concret. Cette première rencontre sur le thème des jardins urbains a particulièrement « porté ses fruits » ! Les habitants vont passer à l’acte en construisant une serre !

Découvrez l’échange en images:

 

Une assemblée fleurie !

Beaucoup de participants et d’intérêt pour l’avenir des Jardins dans le faubourg. Un bon mix entre des jeunes installés depuis un mois et des anciens telle que Marie-Thérèse 90 ans, arrivée dans le faubourg à l’âge de 3 ans. Des usagers, qui travaillent dans le quartier sans y habiter, sont aussi présents. Tous louent son esprit « village ». Tous aiment les jardins et les espaces verts. Tous trouvent aussi que le quartier est trop minéral et pas très vert !

 

Ça manque de vert !

Il y a toutes sortes de jardins : jardins publics, d’agrément, partagés, pédagogiques, sauvages, potagers, familiaux, militants. Il existe aussi des jardins mal foutus, mal entretenus ou mal fréquentés. Il y a plein de jardins et plein de manières de le faire et de le vivre. Un jardin ne sert pas qu’à embellir, cela créé aussi du lien entre les gens. Il en existe déjà dans le faubourg mais autant dire qu’ils ne sont pas à la hauteur… en particulier celui de la place Wattignies…

 

Un quartier fertile !

Le faubourg doit devenir un quartier fertile où poussent autant les fleurs que les tomates, où l’espace public vert est vraiment public. Des initiatives existent : l’association 16 Watt sur la place Wattignies, les jeunes de la Nizanerie et leur perma-culture, Madame Ladinh et son jardin aromatique,  la Maison de Quartier, le foyer des jeunes travailleurs… certains sont venus témoigner des difficultés, des besoins mais aussi du lien social, de l’animation, des réussites, du partage.

 

Plus de liberté ! 

Pour aiguiller la réflexion, Antoine Piraud du Service des espaces verts de la ville de Nantes s’est joint à la réunion. Il a expliqué les engagements de la ville, la volonté d’améliorer le quartier mais aussi les contraintes qui existent et les conflits d’usages ou encore la pollution des sols. Il a aussi proposé quelques  solutions, telles que les bacs, ou un accompagnement des habitants par des formations gratuites….Mais cela reste assez encadré … Il est certain que les choses sont plus simples dans les jardins publics existants. Mais lorsqu’il s’agit de créer de nouveaux jardins à la place du bitume, c’est plus compliqué… Beaucoup pensent que la ville ne doit pas interdire. Elle  doit être garante et aidante. Il faut trouver un juste équilibre afin de pouvoir plus simplement créer des jardins en bas de chez soi.

 

Corridor vert, réseau de jardiniers, poulailler, serre… des idées !

  • Pourquoi ne pas envisager un long corridor vert du Nord au Sud, depuis les Jardin Vertais, en passant par la rue de l’Abbé Boutet, la place Wattignies, puis Petite Biesse et Grande Biesse jusqu’au bord de Loire ?
  • Ne peut-on pas mieux partager la rue Nizan et mieux l’aménager, autrement qu’avec du bois palette qui s’abime et devient un repoussoir.
  • Comment créer des jardins partagés, « mieux partagés », à la fois plus ouverts aux habitants et mieux respectés ?
  • Il existe des expériences en France avec des poulaillers en ville. Pourquoi pas ici ?
  • Comment mieux aussi se parler entre associations et collectifs du quartier à travers un réseau de jardiniers du faubourg ?
  • Pourquoi pas une serre ?

 

Action !

L’idée de la serre est retenue. Certain peuvent fournir graines et semences, le Service des Espaces Verts pourra apporter quelques conseils…  Avant d’aller plus loin, il faut la construire … C’est l’idée du prototypage pour tester grandeur nature dans le quartier. 7 personnes dans l’assemblée sont partantes pour se réunir. Stéphane Juguet, Directeur de l’agence What Time Is It, qui pilote le programme Ilotopia, propose de les accueillir pour leur réunion de travail et pour construire la serre, sur l’espace devant le Wattignies Social Club…

La balle « et la bêche » sont désormais dans le camp des habitants. Y’a plus qu’à !

 

3 comments

  1. Très bon compte-rendu mais je ne me rappel pas que l’on est parlé de l’effet repoussoir du mobilier de la Nizanerie d’autant plus qu’il n’y a presque plus de bois de palette utilisé dans le jardin. De plus, le bois de palette ne nous semble pas être un désagrément en lui même, surtout dans le contexte de la Rue Paul Nizan.

    1. Bonjour Axel… Nous avons juste évoqué (en petit groupe) la nécessité de prendre soin du mobilier construit par les habitants en s’appuyant notamment sur l’exemple du totem informationnel (situé à proximité de la boite à don) dont la structure « bois – palette » ne supporte pas les dommages du temps (dégradations volontaires ou involontaires). Comment co-construire un mobilier urbain durable ? De même, lors de notre visite de la halte de nuit, nous avions aussi évoqué des assises en chêne pour éviter les constructions « bois palette » très économiques (récupération) mais peu résistants. Soyons clair ! Cette remarque périphérique n’enlève rien à la qualité du travail et à l’énergie ingénieuse dont fait preuve La Nizanerie pour activer le site. En espérant que ces informations puissent répondre à ta question.
      Stephane

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *